Pourquoi un Rassemblement citoyen écologique et solidaire ?

Un peu partout sur les réseaux et par email circulent appel à l’unité à gauche pour les Régionales en Auvergne Rhône-Alpes et interpellations plus ou moins violentes mais toujours critiques à l’égard du Rassemblement construit autour de citoyens non encartés, du Parti de Gauche et Ensemble! (membres du Front de Gauche), EELV, Nouvelle Donne et la Nouvelle Gauche Socialiste. Silencieux depuis que les instances du Parti Communiste Rhône-Alpes Auvergne ont fait entériner leur volonté de partir seuls dans ces élections par leurs adhérents, il devient aujourd’hui impossible de se taire face à ce qui est une véritable campagne de désinformation et de nuisance qui laissera des traces. A travers une série de fausses vérités, ce sont des militants, des amis, des camarades qui se retrouvent pris en otages, sommés de se rallier à un seul point de vue. Étrange campagne pour l’unité alors que dès le mois d’avril, contre notre volonté, était mis fin au travail Front de Gauche que Ensemble ! et le Parti de Gauche avaient proposé pour arriver forts et unis pour ces échéances. Étrange aussi l’écho de cet appel à l’unité aujourd’hui alors que celui que nous avions lancé début juin, quand tout était encore permis, est resté sans réponse…

Mais comme cette situation interroge tous ceux qui, attachés au Front de gauche, espéraient son unité à l’occasion de cette échéance importante, à la suite de ma camarade Corinne Morel Darleux avec qui nous avons vécu cette période depuis le mois d’avril, à mon tour de témoigner personnellement pour donner à comprendre le déroulé des événements à celles et ceux que je sais sincères.

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Voitures et pollution : le gouvernement à contresens

Les invités de Médiapart

Mathieu Agostini, conseiller municipal des Lilas (Seine-Saint-Denis), Corinne Morel médiapartDarleux, conseillère régionale Rhône-Alpes, Danielle Simonnet, conseillère de Paris et Didier Thévenieau, responsable écologie du Parti de Gauche, dénoncent la politique automobile du gouvernement, et notamment la prime aux véhicules électriques: « Aucune transition écologique ne permettra de sortir de l’impasse sans la prise en compte des inégalités sociales ».


Aujourd’hui, plus de 22% des ménages français sont en situation de « vulnérabilité énergétique », selon l’Insee. Outre les factures liées au logement, une part significative de cette précarité est liée aux transports. Le problème de la mobilité est donc une urgence sociale doublée d’une urgence environnementale que la pollution aux particules fines et ses conséquences sanitaires accentue. Plusieurs études de l’Union européenne, de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Institut de veille sanitaire montrent en effet que la pollution aux particules fines (PM10 et PM2,5), dont les pics sont liés aux transports, cause plus de 42 000 décès par an (1) dans notre pays et participe à la réduction de notre espérance de vie.

On pourrait donc attendre du gouvernement et du Parti socialiste, qui cherchent à verdir leur image dans l’objectif de la COP 21 fin 2015 à Paris, des mesures concrètes pour faire face à une situation de plus en plus grave. Las, aucune proposition dans le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte de Ségolène Royal, ni dans le plan “anti-pollution” et les “ zones à basses émissions ” d’Anne Hidalgo à Paris, n’est à la hauteur des enjeux.

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Forum de l’écologie radicale – Nîmes 2015

forumecolonimesLe 31 janvier dernier, j’ai eu l’occasion de participer au Forum de l’écologie radicale organisé à Nîmes. J’y avais été invité pour présenter, au nom du Parti de Gauche, notre vision de l’écosocialisme et notre approche du problème de l’énergie. A l’issue d’un débat riche auquel ont participé l’écologie libertaire, le MOC, le NPA, EELV, Les Alternatifs, nous avons pu constater, au-delà des éléments peu nombreux qui restent à discuter entre-nous, que nos convergences font prendre conscience à chacun qu’il est peut-être temps d’avancer ensemble. Au fur et à mesure que je participe à des rencontres comme celle-là se renforce l’idée que nous devons chercher à nous connaître pour éviter les caricatures que chacun véhicule sur les autres.  Il apparaît alors que les militants sont loin des positions d’appareils et que nous n’avons jamais été aussi près d’enfin nous retrouver. Voilà pourquoi il semble qu’opposer un mouvement citoyen à des rapprochements d’organisations qui trouvent enfin de convergences, est plus qu’une erreur (comme s’il n’y avait pas de citoyens dans les partis et orgas !) mais une faute de compréhension du moment qui se construit. Nous y reviendrons…

Voici donc le texte que les organisateurs nous ont demandé sur notre intervention. Contraint à 4000 signes pour entrer dans le format commun, il pourra paraître sec et incomplet. C’est le jeu !

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Tirage au sort et bienveillance démocratique

La liste écologie du Parti de Gauche est un modèle (pas une perfection !) de ce qu’il est possible de faire pour nourrir les débats. Ainsi, parfois, quand les espaces se ferment ailleurs, elle devient le lieu d’échanges sur des sujets qui ne sont pas toujours pleinement dans son thème. Et tant mieux si elle peut compenser ! C’est le cas pour la réflexion sur le tirage au sort qui a émergé et qui a suscité mon intérêt. Mais afin que la liste écologie ne soit pas encombrée par ce sujet et qu’elle continue son travail, j’ouvre ici un échange sur un certain nombre de questions sincères que je me pose.

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Loi sur la transition énergétique (7/7) : Le coût humain du nucléaire

Calculer le coût du nucléaire ne peut se réduire à en calculer le seul coût de production, celui-ci étant étrangement inchiffrable, comme nous l’avons montré dans notre partie précédente. Il s’agit alors de calculer le coût d’opportunité de maintenir une telle industrie en tenant compte de la limite du coût de production mais surtout en appréciant le coût social et le coût humain que la production électronucléaire induit. C’est ce dernier point qui est l’objet de ce billet.

Les employés sous-traitants du nucléaire, les sacrifiés de la transition énergétique

 

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Cliquez sur l’image : site de Ma Zone Controlée

Dans le cadre du débat faussé sur la transition énergétique, le Parti de Gauche avait décidé de déposer une contribution publique en forme de cri d’alarme. Il s’agissait de dénoncer ce semblant de démocratie excluant la question du nucléaire d’emblée et surtout, qui passait sous silence le problème majeur des travailleurs du nucléaire et en particulier des employés sous-traitants.

Depuis, une commission parlementaire s’est penchée sur le sujet, l’ASN commence à s’en inquiéter et les syndicats cherchent eux aussi à prendre le problème à bras le corps.

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Loi sur la transition énergétique 6/7 : 2 – Le coût de production du nucléaire

A la suite du coût social que nous considérons comme essentiel dans l’évaluation du coût d’opportunité de poursuivre le nucléaire en France, voici le deuxième volet :

2 – Le coût de production du nucléaire

En maintenant un coût de production annoncé faible, l’industrie électronucléaire a voulu prouver qu’elle était une aubaine pour les ménages et l’économie. Seulement elle sait depuis le début que ce coût est largement sous-évalué, et elle a cherché à le compenser en créant de la surconsommation et du gaspillage. Si cela a augmenté la précarité énergétique et la dépendance des ménages, ça n’a pas suffit à masquer la fuite en avant de cette filière, ni à préparer la transition énergétique nécessaire, bien au contraire.

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Étrangement, il est difficile, voire impossible aujourd’hui, d’avancer un coût de production réel du nucléaire tant les cartes sont brouillées par les lobbies et les gouvernements successifs. Cependant nous savons deux choses :

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Loi sur la transition énergétique (5/7) : Les mauvais coûts du nucléaire

Depuis son implantation arbitraire en France, on nous vend un nucléaire pas cher. Mais aujourd’hui, tout le monde s’aperçoit de la supercherie et tout le monde s’inquiète de savoir comment on va payer ce mensonge économiquement bien sûr, mais aussi socialement et écologiquement. C’est la raison pour laquelle une Commission d’enquête relative aux coûts passés, présents et futurs de la filière nucléaire, à la durée d’exploitation des réacteurs et à divers aspects économiques et financiers de la production et de la commercialisation de l’électricité nucléaire, a été mise en place en 2014. Le rapporteur, Denis Baupin, attirait l’attention sur des questions cruciales, dont la loi de transion énergétique qu’il a pourtant soutenue ne tient étrangement pas compte.

Comment donc appréhender le coût réel du nucléaire ? Il ne peut pas se réduire à son seul coût de production. Il est plus juste, pour considérer le problème dans toutes ses perspectives, de l’aborder suivant trois axes :

  1. Le coût social
  2. Le coût de production
  3. Le coût humain

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