Loi sur la transition énergétique 6/7 : 2 – Le coût de production du nucléaire

A la suite du coût social que nous considérons comme essentiel dans l’évaluation du coût d’opportunité de poursuivre le nucléaire en France, voici le deuxième volet :

2 – Le coût de production du nucléaire

En maintenant un coût de production annoncé faible, l’industrie électronucléaire a voulu prouver qu’elle était une aubaine pour les ménages et l’économie. Seulement elle sait depuis le début que ce coût est largement sous-évalué, et elle a cherché à le compenser en créant de la surconsommation et du gaspillage. Si cela a augmenté la précarité énergétique et la dépendance des ménages, ça n’a pas suffit à masquer la fuite en avant de cette filière, ni à préparer la transition énergétique nécessaire, bien au contraire.

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Étrangement, il est difficile, voire impossible aujourd’hui, d’avancer un coût de production réel du nucléaire tant les cartes sont brouillées par les lobbies et les gouvernements successifs. Cependant nous savons deux choses :

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De l’urgence du retour de l’Intérêt général humain dans la réflexion sur l’industrie électronucléaire

A la suite d’une nouvelle grève des sous-traitant-e-s à la centrale nucléaire de Belleville, j’ai été amené, avec mes camarades de la commission écologie du Parti de Gauche, à rédiger un communiqué de soutien. Il m’a semblé utile de prolonger ce communiqué afin de faire un point sur la situation de la sous-traitance dans cette industrie pas comme les autres. Cet article se veut donc instructif, informatif et questionnant. Espérons que cet angle de rédaction ne rebute pas l’internaute et que chacun-e se laisse le temps de la lecture. Ces hommes et ces femmes le méritent.

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Au-delà du débat sur la sortie du nucléaire, tronqué dès l’origine de cette industrie née dans le mensonge, l’opacité et les certitudes assénées d’ingénieurs au service d’un lobby surpuissant, il s’avère aujourd’hui qu’un problème malheureusement prévisible prend une ampleur démesurée :

La dégradations des conditions de travail des sous-traitant-e-s de l’industrie électronucléaire.

Le Parti de Gauche a toujours soutenu que nous ne sortirions jamais du nucléaire sans ses travailleuses et travailleurs et encore moins contre elles et eux. Depuis 2009, avec quelques autres forces, et l’appui de films importants (La bombe humaine d’Elsa Fayner, RAS Nucléaire, rien à signaler de Alain de Halleux) nous attirons l’attention sur les employé-e-s du nucléaire, et plus particulièrement des sous-traitant-e-s, et sur les conséquences des conditions de travail qu’ils/elles subissent sur leur propre santé et sur la sécurité des centrales donc des populations.

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