Loi sur la transition énergétique (2/7) – Un projet libéral avant tout

Après avoir mis en évidence les objectifs réels de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, voici la seconde partie de cette synthèse. Il s’agit ici de montrer en quoi l’essentiel de la loi cherche avant tout à accélérer la libéralisation du marché de l’énergie. Le moment aussi de remercier Corinne Morel Darleux et Mathieu Agostini et les camarades de la commission écologie avec qui nous avons suivi de près toutes ces étapes.

Deuxième partie – Un projet libéral avant tout

L’efficacité énergétique

Cette loi est un projet libéral avant tout parce qu’il laisse une grande partie des travaux de  rénovation thermique des bâtiments à la volonté individuelle. Si des améliorations ont été apportées par le travail de la commission parlementaire sur ce volet, il n’en reste pas moins quelques étrangetés.

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Loi sur la transition énergétique (1/7) : Des objectifs affichés et la réalité du texte

Première partie – Introduction

Alors que le dérèglement climatique ne cesse d’augmenter, que la pollution de l’air devient euro_herbede plus en plus difficile à gérer, que la précarité énergétique fait des ravages et que la santé et la sécurité des travailleurs et des citoyens sont de plus en plus menacées par nos comportements, le projet de loi pour la transition énergétique aurait dû être l’occasion de transformer en profondeur notre système énergétique et nos consommations. Mais non ! La croissance est première, et décide de tout. Ségolène Royal et le gouvernement Hollande (accompagnés par une partie d’EELV) sacrifient la bifurcation écologique nécessaire sur l’autel du libéralisme et de la politique de l’offre, pour satisfaire les intérêts du Capital.

Le titre de cette loi pourrait suffire à en comprendre les tenants et les aboutissants :

 » Projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte « 

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LTECV – Loi sur la transition énergétique pour la croissance verte : pourquoi j’aurais voté contre

Avant propos

Il pourrait y avoir un parfum de prétention à exposer les motifs d’un vote à lte1l’Assemblée Nationale quand on n’est élu que dans sa commune. Mais en même temps, la 6ème République que nous appelons de nos vœux est bien celle ou chaque citoyen peut défendre ses positions argumentées. Je ne suis pas un professionnel de l’énergie, pas un professionnel de la politique, mais voilà maintenant 3 ans, en tant que responsable énergie au sein de la commission écologie du parti de gauche, que je suis les débats sur la transition énergétique, y ai dirigé la rédaction de notre contribution publique et ai participé au suivi du projet de loi. Plusieurs publications ont accompagné ce suivi comme ici, là, encore là, ou bien ici, ou , ou enfin . Enfin, lors de la formation militante du Remue-méninges 2014 sur cette loi, j’avais avancé que mes données seraient publiées, voilà qui se fait.

De tout cela résulte donc cette synthèse personnelle en 7 parties :

  1. Des objectifs affichés et la réalité du texte
  2. Un projet libéral avant tout
  3. L’austérité incompatible avec la transition énergétique
  4. Le nucléaire au secours du capitalisme vert
  5. Les mauvais coûts du nucléaire : 1 – Le coût social
  6. Les mauvais coûts du nucléaire : 2 – Le coût de production du nucléaire
  7. Les mauvais coûts du nucléaire : 3 – Le coût humain du nucléaire

Chaque partie fera l’objet d’un article qui sera publié ici chaque jour ou presque. En essayant d’éviter les écueils techniques, ces billets se veulent surtout un ressource argumentaire susceptible d’ouvrir des débats, nourrir des réflexions ou même susciter de l’étonnement.

J’essaierai d’y expliquer en quoi ce projet est un trompe-l’oeil qui « cherche à cacher son seul véritable objectif : sauver la croissance par le maintien du nucléaire. », comme je le disais ici dans un article de Reporterre.

Contrairement aux élus EELV, j’aurais donc voté contre ce projet, mais pas pour les mêmes raisons que l’UMP ou même les élus FDG qui, eux, ont signifié par là leur mécontentement sur les objectifs de sobriété, et surtout la diminution de la part du nucléaire dans notre mix-électrique.

La première partie de cette synthèse concernera le décalage entre l’affichage d’objectifs vertueux par le gouvernement et la réalité des conditions de la transition qu’on nous annonce.

à suivre ici…